la violence intrafamiliale

C’est l’ensemble des actes violents exercés au sein d’un foyer entre des personnes liées par des liens de parenté, d’alliance ou de cohabitation.

Cette violence a plusieurs formes

  • Physique — coups, blessures, privation de soins, séquestration
  • Psychologique / émotionnelle — insultes, humiliations, menaces, isolement, emprise mentale
  • Sexuelle — agressions ou contraintes sexuelles au sein du couple ou de la famille
  • Économique — contrôle des ressources financières, interdiction de travailler, confiscation des revenus
  • Administrative — confiscation de papiers d’identité, sabotage des démarches

Qui peut en être victime ?

Tout le monde CE n’est pas une question d’études ou de niveau social !

  • Le/la conjoint(e) ou ex-conjoint(e) (violence conjugale)
  • Les enfants (maltraitance infantile)
  • Les personnes âgées (maltraitance des aînés)
  • Tout autre membre du foyer (frères, sœurs, parents…)

Ce qu’il faut retenir

Elle repose souvent sur un mécanisme d’emprise progressif

Tout commence rarement par la violence directe. L’auteur installe progressivement un contrôle psychologique sur la victime :

  • Idéalisation au début de la relation — il/elle est charmant(e), attentionné(e), protecteur/trice
  • Isolement progressif de la victime — éloignement des amis, de la famille, des collègues
  • Création d’une dépendance affective, financière ou pratique
  • La victime finit par ne plus exister qu’à travers le regard du violent.

Une emprise de l’auteur sur la victime, avec des phases de tension et réconciliation, le chaud /froid,

Le cycle de la violence

C’est un schéma répétitif en 4 phases, décrit par la psychologue Lenore Walker :

  1. Tension → irritabilité, silences, atmosphère lourde
  2. Explosion → passage à l’acte (cris, coups, humiliations)
  3. Justification → minimisation, déni, « c’est ta faute »
  4. Réconciliation → excuses, remords, promesses (« lune de miel »)

Les mécanismes psychologiques utilisés (« les petites phrases assassines »)

  • Minimisation  : « C’était pas si grave », « tu exagères »
  • Culpabilisation : « Tu l’as cherché », « c’est à cause de toi »
  • Déresponsabilisation : « C’est l’alcool », « j’étais stressé »
  • Gaslighting : Faire douter la victime de sa propre réalité
  • Alternance chaud/froid : Crée une dépendance par l’imprévisibilité
  • Surveillance : Contrôle des déplacements, du téléphone, des contacts

Le profil de l’auteur

Il n’existe pas un profil unique,

  • Manque de contrôle émotionnel — incapacité à gérer la frustration
  • Faible estime de soi compensée par le contrôle de l’autre
  • Sentiment de toute-puissance au sein du foyer
  • Pensée binaire — tout ou rien, soumission ou rébellion
  • Souvent une histoire personnelle de violence (témoin ou victime dans l’enfance), sans que cela soit une excuse ni une fatalité
  • Double façade — violent en privé, socialement bien intégré, parfois apprécié de l’extérieur
  • Une structure psychologique peut tout simplement en être à l’origine

Pourquoi c’est si difficile à voir de l’extérieur

  • La violence se passe derrière les portes fermées
  • L’auteur maîtrise souvent son image sociale
  • La victime elle-même minimise ou cache les faits par honte, peur, ou amour
  • Les enfants sont souvent instrumentalisés comme moyen de pression

Les signaux psychologiques qui doivent alertés :

La personne (victime) doute, excuse l’autre, lui trouve des raisons, elle s’accuse, elle porte la responsabilité de cette violence reçue, elle ne veut pas raconter (silence), elle ne veut pas voir sa famille, ses amies (isolement), elle change de caractère (la joie de vivre disparaît, elle prend ou perd du poids, change sa manière de s’habiller, se coiffer), elle a peur, elle aime son conjoint, il y a des enfants, comment partir ? Le coté financier seule est ce que je vais m’en sortir ? Elle est prisonnière !

La personne doute de ce qu’elle dit ou doit dire, fait ou doit faire ou pas, SON IDENTITÉ SE DÉCONSTRUIT.
Elle ne sait plus qui elle est. Et donc perd ses capacités de discernement, et ses capacités de stopper l’autre, et de partir. Elle n’ose pas en parler autour d’elle, de peur de ne pas être cru, de passer pour une folle qui exagère. A l’extérieur, l ‘agresseur est gentil, prévenant (il a 1 image) et à l’intérieur de foyer il est totalement différent (mes amis, ma famille ne vont pas me croire)

La personne (victime) peut se sentir ou penser qu’elle n’est pas « normale »

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